Lorsque j’anime des formations commerciales ou des ateliers de prospection, une question revient régulièrement : « Qu’est-ce que je dois dire dans mon pitch ? »
La plupart des personnes imaginent qu’il existe une formule parfaite, une phrase magique ou une structure capable de fonctionner dans toutes les situations. Malheureusement, ce n’est pas aussi simple.
Un pitch n’est pas un texte à réciter. C’est un outil qui doit permettre à votre interlocuteur de comprendre rapidement qui vous êtes, ce que vous faites et pourquoi cela peut l’intéresser. Et c’est souvent là que les difficultés commencent.
Le problème n’est pas toujours le pitch
Beaucoup de professionnels pensent que leur pitch manque d’impact. En réalité, le problème est parfois ailleurs.
Le discours est souvent trop centré sur l’entreprise, les services ou les caractéristiques de l’offre. Le résultat est prévisible : l’interlocuteur entend une présentation similaire à celles qu’il reçoit déjà régulièrement.
Des phrases comme « Nous accompagnons nos clients », « Nous proposons des solutions sur mesure » ou encore « Nous sommes à taille humaine » ne sont pas forcément fausses. Elles sont simplement devenues tellement fréquentes qu’elles ne créent plus d’attention particulière.
Un bon pitch commence souvent par l’autre
L’erreur classique consiste à vouloir parler de soi immédiatement. Pourtant, lorsqu’une personne vous rencontre pour la première fois, elle se demande rarement : « Qui êtes-vous ? »
Elle se demande plutôt : « Pourquoi cette discussion pourrait-elle m’être utile ? »
Un pitch efficace répond donc indirectement à cette interrogation. Il aide votre interlocuteur à comprendre rapidement dans quelles situations vous intervenez, quels problèmes vous aidez à résoudre ou quels résultats vous permettez d’obtenir.
Cette approche est généralement plus engageante qu’une simple présentation de votre activité.
Le contexte change tout
Un pitch n’a pas vocation à être utilisé de manière identique partout. Vous ne vous présenterez pas de la même manière :
- lors d’un événement réseau ;
- au téléphone ;
- sur LinkedIn ;
- face à un prospect ;
- face à un prescripteur ;
- ou devant un groupe.
Le contexte influence fortement la manière dont votre message sera perçu. C’est pourquoi les meilleurs pitchs sont souvent ceux qui restent suffisamment souples pour s’adapter à la personne que l’on a en face de soi.
Cette réalité est particulièrement visible dans les démarches de prospection où un même message produit rarement les mêmes résultats selon le canal utilisé. Nous abordons d’ailleurs ce sujet dans notre article la prospection ne se limite pas à LinkedIn.
La clarté vaut souvent mieux que l’originalité
Certaines personnes cherchent absolument à être différentes. Elles multiplient les formules complexes ou les accroches très travaillées.
Le risque est alors de créer davantage de confusion que d’intérêt. Un bon pitch n’a pas besoin d’être spectaculaire. Il doit surtout être compris rapidement.
Si votre interlocuteur doit faire un effort pour comprendre ce que vous faites, il risque de décrocher avant même d’avoir découvert la valeur de votre offre. La simplicité reste souvent l’option la plus efficace.
Le meilleur pitch ouvre une conversation
C’est probablement le point le plus important. L’objectif d’un pitch n’est pas de tout expliquer. Il n’est pas non plus de vendre immédiatement.
Son rôle est souvent beaucoup plus modeste : il doit simplement donner envie de poursuivre l’échange.
Lorsqu’un pitch fonctionne, il génère généralement une question, une demande de précision, une curiosité ou une envie d’en savoir davantage. Et c’est souvent à ce moment-là que la véritable conversation commerciale commence.
Cette logique est également au cœur de nombreux échanges commerciaux : la qualité de la découverte influence souvent davantage les résultats que la qualité du discours initial. Nous revenons sur ce sujet dans notre article comment prospecter efficacement sur Linkedin.
Ce que j’observe sur le terrain
Les pitchs les plus efficaces ne sont pas forcément les plus travaillés. Ce sont souvent les plus clairs.
Les personnes qui captent facilement l’attention ne récitent généralement pas un texte parfaitement préparé. Elles savent expliquer simplement ce qu’elles font, à qui elles s’adressent et dans quelles situations elles peuvent être utiles.
Elles parlent avec leurs mots, adaptent leur discours à leur interlocuteur et cherchent davantage à créer un échange qu’à dérouler une présentation.
Parce qu’au fond, un pitch n’est pas un monologue. C’est souvent le début d’une conversation.
Foire Aux Questions
Combien de temps doit durer un pitch ?
Il n’existe pas de durée idéale. Dans la plupart des situations, quelques phrases suffisent pour susciter l’intérêt et ouvrir la discussion.
Faut-il apprendre son pitch par cœur ?
Généralement non. Il est souvent préférable de maîtriser les idées clés plutôt que de réciter un texte identique à chaque échange.
Un pitch doit-il être le même partout ?
Non. Le contexte, l’interlocuteur et l’objectif de l’échange influencent la manière dont le message doit être formulé.
Que doit contenir un bon pitch ?
Un bon pitch permet généralement de comprendre qui vous aidez, dans quelles situations vous intervenez et quelle valeur vous apportez.
Besoin de travailler votre prise de contact commerciale ?
Le pitch n’est qu’un élément parmi d’autres dans une démarche commerciale.
Prospection, réseau, prescription, découverte ou prise de parole : l’efficacité repose souvent davantage sur la qualité des échanges que sur la recherche d’une phrase parfaite.
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A propos de Frédéric Frouin
Fondateur de Trois Cent Onze Recrutement & Conseil.
J’accompagne les candidats, les entreprises et les professionnels en réflexion autour :
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du bilan de compétences
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et de l’évolution de carrière.
Mon approche repose sur une vision terrain, humaine et concrète du monde professionnel, avec une spécialisation dans les problématiques de lisibilité de parcours, de projection professionnelle et de décision de carrière.
