Le marché de l’emploi a changé.

Mais honnêtement, ce n’est pas seulement une question :

  • d’IA
  • d’ATS
  • ou de pénurie.

Ce qui me frappe surtout actuellement dans les entretiens candidats, c’est autre chose.

👉 Beaucoup de personnes arrivent fatiguées.

Pas toujours physiquement.

Mentalement.

Certaines personnes arrivent :

  • sur la défensive
  • méfiantes
  • très prudentes
  • ou complètement perdues dans leur propre discours.

Et honnêtement, ce ne sont pas forcément les moins compétentes.

Au contraire parfois.

Je vois des profils :

  • expérimentés
  • sérieux
  • investis
  • qui ont tenu des années dans des environnements compliqués…

… mais qui ont progressivement perdu :  la capacité à se projeter clairement.

 

Je vois aussi énormément de personnes qui ne savent plus vraiment comment raconter leur parcours.

Pas parce qu’elles n’ont rien fait.

Parce que leur trajectoire est devenue floue même pour elles-mêmes.

Elles expliquent :

  • des postes
  • des missions
  • des expériences.

Mais on sent souvent qu’il manque  une direction claire.

Et honnêtement, je crois qu’une partie du malaise actuel du travail vient aussi de là.

Beaucoup de personnes ont avancé :

  • sans réellement choisir
  • sans prendre de recul
  • ou en restant trop longtemps dans des environnements qui ne leur correspondaient plus.

 

Autre chose que j’observe beaucoup :  la peur de mal dire.

Les candidats réfléchissent énormément :

  • à ce qu’il faut dire
  • à ce qu’il ne faut pas dire
  • à la bonne posture
  • au bon discours.

Et parfois, ils oublient presque d’être simplement lisibles et sincères.

Parce qu’aujourd’hui, beaucoup arrivent en entretien avec :

  • des tensions accumulées
  • des expériences compliquées
  • de la fatigue professionnelle
  • ou une perte de confiance progressive.

Je vois aussi un phénomène de plus en plus fréquent : des personnes qui ne veulent plus seulement « un poste”.

Elles cherchent :

  • un environnement respirable
  • de la cohérence
  • du calme mental
  • de la considération
  • ou simplement une vie professionnelle plus soutenable.

Et honnêtement, je pense que beaucoup d’entreprises sous-estiment encore énormément ce changement.

Le problème, c’est que tout cela crée des entretiens parfois très particuliers.

Des candidats :

  • compétents
  • mais fatigués
  • motivés
  • mais méfiants
  • expérimentés
  • mais qui doutent énormément d’eux-mêmes.

Et derrière, des recruteurs qui cherchent surtout  de la projection rapide.

Je crois d’ailleurs qu’aujourd’hui, une partie du travail consiste moins  à “se vendre”. Et davantage  à retrouver de la clarté dans sa trajectoire professionnelle.

Parce qu’à partir du moment où une personne comprend mieux :

  • ce qu’elle cherche
  • ce qu’elle ne veut plus
  • et ce qui lui correspond réellement,

son discours devient souvent beaucoup plus cohérent naturellement.


Frédéric Frouin
Trois Cent Onze Recrutement & Conseil